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The Trafigura actions as problems of transnational law

« Trafigura : l’empire du droit transnational ? »

Published onJan 20, 2021
The Trafigura actions as problems of transnational law

BIO: Co-Director of the Centre for Comparative Research in Law and Political Economy at Osgoode Hall Law School, York University and practices law with Goldblatt Partners LLP in Toronto, Canada.

KEYWORDS: Transnational law, tort law, environmental law, sociology of law, legal theory, comparative law

MOTS-CLÉS: Droit transnational, Droit de la responsabilité civile, Droit de l’environnement, Sociologie du droit, Théorie juridique, Droit comparé

ABSTRACT: The Trafigura events can be viewed as a failure of public international legal systems to control the disposal of toxic waste; as a failure of domestic remedies to address their dumping; and as a stereotypical basis for the use of transnational private law to address those failures. However, on closer examination, the barriers to such transnational private law claims involve problematic assumptions about the quality of legal proceedings in the Ivory Coast, a strong assertion of state jurisdiction in corporate domiciles, and legal innovation completely within state jurisdiction, and together make an uneasy fit with the traditional conception of transnational private law. A socio-legal lens on this type of case leads to a better view of the factors driving the development of transnational legal cases, if not law, and provides an opportunity for reflection on transnational law as a subject-matter category or a process. 

RÉSUMÉ: Il est possible de porter un regard critique sur l'affaire Trafigura, dans la mesure où elle est caractéristique, de la défaillance des systèmes légaux en matière de contrôle du traitement des déchets toxiques, d’un échec des recours en droit interne à remédier à leur déversement et où elle offre un exemple type de l’application du droit international privé pour remédier à cet échec. Cependant, partant d’une analyse plus approfondie, les obstacles qui s'érigent contre le recours au droit international privé semblent davantage liés à des considérations relatives à la qualité des procédures légales en Côte d’Ivoire, à la suprématie de la juridiction du siège social de la société ainsi qu'aux innovations légales au sein de ladite juridiction – lesquelles ne sont incompatibles avec l’interprétation classique du droit transnational. À l'inverse, l’adoption d’une approche socio-légale permettrait de mieux comprendre les différents facteurs ayant une incidence sur l’évolution des décisions transnationales, voire sur le droit transnational lui-même et ainsi de mener une plus ample réflexion sur le droit transnational en tant que catégorie juridique ou processus à part entière.

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