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The building of an arbitration friendly jurisdiction

« L’émergence de la faveur judiciaire à l’arbitrage : Mitsubishi Motors Corp. c. Soler Chrysler-Plymouth, Inc »

Published onJan 20, 2021
The building of an arbitration friendly jurisdiction

BIO: George A. Bermann, Professor of Law and Director of Center for International Commercial and Investment Arbitration, Columbia Law School, and professeur affilié, Ecole de droit, Sciences Po, Paris.

KEYWORDS: Applicable law in arbitration, Arbitrability, Competition law, Eco-Swiss v. Benetton, EU public policy, “Second look” doctrine

MOTS-CLÉS : Loi applicable en matière d’arbitrage, Caractère arbitrable, Droit de la concurrence, Eco-Swiss v. Benetton, Politique publique de l’UE, Doctrine de « deuxième vue » (Second look)

ABSTRACT: Although the U.S. Supreme Court’s Mitsubishi decision took the important step of rendering competition (or antitrust) law claims arbitrable, it also attached to that extension of arbitrability a highly significant condition.  Should an international arbitral tribunal purport to adjudicate such a dispute, but do so in a way that fails sufficiently to “take cognizance” of the policies underlying the antitrust laws, the resulting award may be denied recognition by a U.S. court, thus opening the way for that court to rehear the underlying claim de novo. Does widening the universe of arbitrable claims genuinely advance the purposes of arbitration (as such widening is meant to do), if it comes at the price of inviting a reviewing court’s “second look” at the merits?

RÉSUMÉ : Malgré le fait que la décision Mitsubishi rendue par la Cour Suprême des États-Unis représente un pas important pour la reconnaissance du caractère arbitrable des litiges en droit de la concurrence, il faut rappeler que la Cour a également rattaché à cette reconnaissance une condition importante. Si un tribunal arbitral prétend trancher tel litige, sans respecter de manière suffisante les politiques sous-jacentes du droit de la concurrence, il est possible que la décision résultant de tel arbitrage ne soit pas reconnue par les cours américaines. Ainsi, les cours américaines pourraient retrancher le même différend une nouvelle fois. Dans ce contexte, la question de l’élargissement du caractère arbitrable des litiges se pose, à savoir, l’élargissement du caractère arbitrable promeut-il véritablement l’objectif d’arbitrage (ce qui, par ailleurs, constitue le but d’un tel élargissement) même s’il est accompagné par la possibilité ouverte donnée aux cours de revoir le fonds en vertu de la doctrine de deuxième vue ?

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